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Le houblon & les faisans – Jardins Jardin aux Tuileries

Un poème du vivant au cœur de la capitale (ou par les jardiniers du vivant ?)

Connu pour le caractère poétique de ses réalisations, le paysagiste Vertdéco nous offre, pour la 10ème édition de « Jardins, Jardin », consacrée à l’agriculture urbaine et l’architecture verte, une réalisation éphémère originale inspirée des cultures de houblon du nord et de l’est de la France.

Un poème du vivant au cœur de la capitale, composé de plumes, de planches, de paille et de messicoles ; une invitation à la réflexion sur la façon de mieux vivre en ville…

« La définition strictement végétale du jardin est une émanation de la ville qui n’est plus acceptable. Il prépare l’esprit à un environnement banalisé. Son milieu est médiocre et sa biodiversité bancale. La ville durable doit, elle, offrir le droit de citer à l’animal. Le jardinier doit les intégrer dans sa tournée. Le jardin présenté par Vertdéco est une mise en scène éphémère qui invite à une réflexion sur notre conception du jardin pour que soit pensé, dès sa conception, l’espace de vie que la flore réserve à la faune. Un poème du vivant par des jardiniers du vivant. » déclare Olivier Bedouelle, fondateur et gérant de l’entreprise Vertdéco, jardinier, développeur de biodiversité.

Le Houblon et les faisans : un poème du vivant

JJ-pers
Après avoir traversé des lianes volubiles d’Humulus lupulus le visiteur rejoint une volière à faisans qui le feront entrer, le temps d’un instant, en pleine campagne.

L’imaginaire lié à ce jardin repose sur une vision hybride des grandes houblonnières du Nord et de l’Est de la France, et des volières de plein champ où l’on élève les faisans pour la chasse.

L’alliance de ces deux activités agricoles, forment d’élégantes structures aériennes directement empruntées aux campagnes cultivées.

Le public se rassemble sur un platelage rustique, composé de grumes d’acacia sciées, et couvert d’une treille prolongeant la volière.Puis, franchissant la double porte du sas, chacun peut entrer dans la volière dont le sol est entièrement couvert de paille.

Une bonne partie des filins tendus de la structure, ainsi que les filets, sont colonisés par le houblon formant une enveloppe végétale propice au rêve. Flottant au dessus du paillage, on peut déambuler sur des passe-pieds de bois brut et rejoindre bancs et fauteuils (dessinés et fabriqués par LAB23) disséminés dans le jardin.

Enfin, à travers les mailles de la volière, un cortège de céréales et de plantes messicoles se faufile en bandes cultivées…

Voir la vidéo en ligne


Hotel-insectesDécouvrez sur le jardin, l’idée des refuges faunistiques – format A4 – proposée par Vertdéco pour que les acteurs de la ville puissent y développer le vivant.

 

Pour + d’info: Refuges faunistiques , Hôtel à insectes.

 Lifebox w

 

 

 

 

 

« La vie protège la vie »…

Pour compléter cette palette éphémère de biodiversité Vertdéco invite le visiteur à s’interroger sur la place du vivant dans nos jardins, nos villes et nos vies… durablement avec une animation pour tous. Une animation pour comprendre comment s’articulent la biodiversité, le milieu et l’environnement. Chaque visiteur pourra repartir avec son lombricube, un échantillon de sol vivant, pour aider petits et grands à commencer son vermi-composteur Samedi et dimanche en continu à l’espace animation.

Vertdéco imagine la maison du compost

Une fois lié, un objet et son nom (le signifié et le signifiant) sont quasiment inséparables. Prenons l’exemple du bureau : A l’origine, il est la bure utilisée comme simple sous-main pour protéger son parchemin. L’entière table, puis l’entière pièce dédiée à l’écriture gardèrent ce nom. Et désormais, beaucoup d’entres nous se déplacent pour travailler aux « bureaux », ces grands immeubles d’affaires. La petite bure et l’écriture sont devenues centres de profit pour la ville.

Appliquons cette évolution urbanistique au compost…

…afin d’en faire aussi un véritable centre de profit pour la ville.


composteur

Le tas de compost, lui, commence tout juste cette évolution urbaine. On l’a vu faire, il y a quelques temps, une timide transformation pour devenir un réceptacle vert-camouflage.

composteur 2Il a ainsi commencé à «alphabétiser» le citoyen au compost avec l’aide des maître-composteurs, véritables instituteurs du vivant en ville. Le meuble « composteur » et son usage ont pu dès lors se renforcer. Une nouvelle génération arrive sur le marché et dans la ville : des composteurs plus sûr d’eux, plus efficaces absorbant et redéployant toute la production verte du lieu.

Composteur à plusieurs compartiment proposé par Emeraude Création. Veuillez visiter http://emeraudecompost.blogspot.fr

Composteur à plusieurs compartiment proposé par Emeraude Création. Veuillez visiter http://emeraudecompost.blogspot.fr

Le compost commence donc à recevoir son « droit de cité ». Passons alors à l’étape supérieure : la maison du compost!

Composteur signifie moteur de biodiversité…

Pour bien préparer la prochaine évolution, on doit renforcer d’abord le sens du composteur. Un composteur est non seulement:

  • un recycleur de déchets organiques végétaux. La maison du compost devra alors offrir tout le confort nécessaire pour renforcer encore le travail des jardiniers maître-composteurs et cela en qualité (toutes sortes de compostages et tris) et en quantité.

mais « composteur » doit faire aussi penser à

  • son soutien important à la faune pendant les saisons difficiles. En effet, l’hiver, la température est agressive. Les insectes par exemple ne se reproduisent plus. Leurs prédateurs doivent migrer ou alors, compter sur leur propre réserve. Dans cet environnement difficile, le compost se comporte comme un oasis dans un désert froid où piocher en cas de coup dur. Le compost bien fait conserve chaleur humide et petit monde vivant toute l’année. La maison du compost doit intégrer (et pouvoir contrôler) ce soutien à la faune.
  • son pouvoir pédagogique. Le sol vivant est la base du milieu qui nous accueille. La cité grecque l’avait repoussé en dehors de la ville et la révolution verte avait fini par détruire l’idée même d’humus à la campagne. Désormais une révolution marron, celle du compost, de l’agro-écologie, des terres vivantes essayent de redorer cet humus, ce partenaire sinequanone du développement durable. La maison du compost est une passerelle entre lui et le citoyen. Ce doit être un lieu d’accueil et d’explication où l’humus sait se montrer comme une ressource (une production comme le blé ou le maïs) et non comme un déchet.
  • objectif zéro carbone. La maison du compost fait en sorte que la production de la saison précédente soient ré-injectée sur place et non exportée. Cet objectif de transport zéro doit être poussé le plus loin possible. Même le jardinier maître-composteur doit pouvoir réduire sa consommation. Il doit pouvoir venir en transport en commun, c’est à dire, sans ses outils (brouette, pelle et râteau, taille-haie…). Pour cela, la maison du compost la plus aboutie lui servira de resserre.

Maison du compost

bac Interne

Vue des bacs de réception et de travail des déchets verts (le toit ne figure pas sur cette simulation pour les besoins de compréhension de l’image)

Maison du compost

 Et le jardinier dans tout cela…

La maison du compost donne toute la possibilité au jardinier, développeur de biodiversité de rendre service à son client et à la planète. Le jardinier peut ainsi gèrer toutes les dimensions du milieu vivant : les végétaux vivants, le traitement de leur production (les végétaux morts à réinjecter dans la parcelle à travers le compost) et celle de l’animal sauvage urbain. Le jardinier est aussi animateur et assume pleinement son rôle « d’instituteur » du milieu vivant dans l’environnement urbain.

Ces compétences sont assez faciles à déployer et à assumer par le jardinier si on lui donne les outils nécessaires pour cela. Voilà pourquoi la maison du compost!

 

lombricube : Sample of a living soil

Vertdéco wishes to offer the possibility for a child to understand what is a living soil, a soil that reproduces by itself – when we allow it to express itself.

HERE IS THE SOLUTION DESIGNED BY VERTDECO

Lombricube

It is a cube made of paper with a sample of living soil and a few earthworms inside. It is now the responsibility of the child receiving this gift to carefully carry the cube home, to maintain the chain of life by protecting this little cube, by creating a favourable environment for it, by making it grow and by letting it multiply itself. And if your child succeeds, after around six months, you will have your very own vermi-compost!

FEW TRICKS …

… To start the production of your living soil:

  • Place your lombricube in a terrarium or in a plastic box with a lid (box of 500 ml is more than enough to begin with).
  • Slightly wet it or surround it with damp soil so that the paper softens. Either wait for the earthworms to come out of the cube by themselves in a few days or gently release them into the box.
  • You can give them your kitchen green waste to feed upon. To start with, you can use few green salad leaves. At best, at room temperature, the quantity of food an earthworm eats per day is half of its weight. It eats plants already decomposed by soil bacteria.
  • Never let water accumulate in the box ( the danger of drowning the animal): Either drain out the excess water or let cardboard or paper absorb it. Then the earthworms can eat the soaked paper.
  • Earthworms do not eat meat, repelling plants (garlic, citrus peel).
  • If you continue to take care, your green wastes will transform into compost by the earthworms!

GOOD LUCK …

…and do not hesitate to seek advice needed by commenting on this post!

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