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Regarder la biodiversité autrement !

Le vivant et la ville

… est une association loi 1901 à but non lucratif regroupant des entreprises spécialistes dans les interactions entre le vivant et la ville, dont Vertdéco.

Capture d’écran VeV

Visitez : www.levivantetlaville.com

Vertdéco

…aura le plaisir d’inviter, ce jeudi, ses partenaires du « Vivant et la Ville » à regarder la biodiversité autrement.

Voici en téléchargement la présentation qui servira de base de discussion :

Jeudi du VeV.001

Jeudi du VeV.002

Jeudi du VeV.003

 

Jeudi du VeV.004Jeudi du VeV.005Jeudi du VeV.006Jeudi du VeV.007

Le lombricube : un échantillon de sol vivant

Nous avons vu dans un post précédent que l’école n’aide pas forcément à saisir la différence entre biodiversité et environnement, ni à saisir l’action du vivant. Comme cette action n’est rien d’autre que la gestion et la création de tout notre milieu (rien que cela!), il a semblé important à Vertdéco d’offrir la possibilité concrète à l’enfant de le comprendre par lui-même. Rien de mieux pour cela que la pratique!

Voici la solution…

… que Vertdéco a imaginé pour que l’enfant se saisisse du concept du vivant créateur de sol:

Lombricube

Il s’agit d’un cube en papier avec un échantillon de sol vivant et ses quelques vers de terre à l’intérieur. A la charge pour l’enfant de transporter cet échantillon soigneusement, de maintenir la chaine de la vie, en protégeant ce petit cube, en lui favorisant un environnement, de la faire grandir, de l’élever et donc de voir ce sol et ses vers se multiplier (sans aide d’une soi-disante « roche-mère« ). Et si votre enfant arrive à cela, vous aurez même dans 6 mois votre vermi-composteur à la maison!

Petites astuces…

… pour bien démarrer votre production de sol vivant :

  • Déposer votre lombricube chez vous dans un terrarium ou à défaut dans une boite plastique équipée d’un couvercle (500 ml suffisent largement pour commencer).
  • L’humidifier légèrement ou l’entourer de terreau humide afin que le papier se fragilise. Les vers de terre en sortiront après quelques jours ou libérez-les gentiment.
  • A partir de là, vous pourrez amender ce milieu vivant tout doucement de vos déchets verts. N’allez pas plus vite que les vers de terre. Au mieux, à température ambiante, il mange par jour la moitié de leur poids. Il mange les végétaux déjà décomposés par les bactéries du sol.
  • En amendant en déchets verts, faites attention de ne jamais laisser l’eau s’accumuler dans la boite (au risque de noyer l’animal) : Vous pouvez la récolter et l’évacuer. Vous pouvez aussi apporter du carton ou du papier pour l’imbiber…et ainsi les vers mangeront le tout.
  • Ne laisser pas le compost sécher
  • Les vers de terre ne mangent pas la viande, ni les végétaux répulsifs (ail, peau d’agrume).

Bonne chance…

et n’hésitez pas à demander conseil au besoin en commentant ce post!

Et si dans quelques mois, vous voulez vous aussi offrir la possibilité à d’autres de pouvoir penser durable et de comprendre ce qu’est un sol vivant, voici le patron puis le mode d’emploi du lombricube pour emballer votre sol et propager la pratique (découpez seulement la ligne pointillée, pliez selon les lignes pleines, faire deux demi-boites et les associer)

lombricube

Le mode de pliage (extrait du net, @ osele.free.fr):

montage de la vermibox (à répéter 2 fois)

 

 

 

Le sol vivant

Le sol vivant est une pièce importante du milieu. A la fois nourriture, habitat, porteur d’eau, il est aussi une arme biologique contre l’environnement.

Bien différencier temps géologique et temps coulant

Comprendre un sol vivant, c’est lui conférer les qualités du vivant. C’est admettre qu’il se reproduit et qu’il est donc le propre acteur de son origine. Pour certains, il sera difficile de bien saisir cette notion, car ils devront désapprendre quelques croyances. En l’occurrence, il leur faut désapprendre celles qui laissent penser que le sol et ses organismes apparaissent comme par miracle (enseignement par la scolastique) ou par la dégradation physico-chimique de l’environnement physique (enseignement par la physique).

Voici un exemple de ces enseignements, l’origine du sol extrait d’un cours de primaire (source: edumedia)

Capture d’écran 2013-03-19 à 11.11.24

Il y est montré que l’environnement sans vie ni milieu est l’étape 1 de la création du sol

Capture d’écran 2013-03-19 à 11.11.31

L’étape 2 montre l’apparition comme par miracle d’une vie peu développée.

Capture d’écran 2013-03-19 à 11.11.37

Etape 3 : Comme dans la genèse, l’herbe arrive sans l’animal

Capture d’écran 2013-03-19 à 11.11.43

Etape 4 : l’animal arrive et fertilise enfin le sol (le renard le fait sans être vivant).

Ainsi enseigné avec une histoire du sol mi-scolastique mi-chimique, l’enfant de primaire ne saisira que difficilement la réalité biologique du sol vivant, créé et géré par la biodiversité.

Cette confusion reste ancrée pour longtemps d’autant plus qu’elle est consolidée au lycée (source CNED). Exemple 2:

CNED seconde

Extrait d’un enseignement de seconde : « tout commence par » les lois physiques et la « roche mère » (sic!) ou comment tenter d’expliquer le vivant sans le vivant!

à quoi bon Enseigner le vivant en lui déniant son caractère vivant ?

Cacher la réalité du temps coulant dans l’histoire géologique est la même action que cacher le paradigme biologique à l’intérieur de celui physique. C’est cachée l’action permanente de la vie. Autre image explicative : c’est comme dire que l’action d’un homme montant un escalier est celle de l’escalier qui monte et pas celle de l’homme.

Le sol est bien l’action de la vie qui crée et le recrée, le soigne, l’élève, le développe jour après jour, saison après saison, ré-émergeant sur lui-même une fois mature ou évoluant vers ce climax. Pourquoi ne pas le montrer dans nos écoles primaires? L’enseignement du sol devrait commencer par « aujourd’hui, tout notre milieu a pour origine la vie » et non pas l’environnement et ces lois physico-chimiques.

Imaginons bien l’action d’une fiente d’oiseau ou d’un excrément d’herbivore sur la roche de l’exemple 1 de ce post. En apportant eau, rétention d’eau, spores ou graines, germes, acidité et autres solutions destructeurs d’environnement et producteur de vie, ces animaux arriveront en même temps que tous les règnes du vivant pour constituer un premier sol tout en accélérant l’altération de la « roche mère » (sic!). C’est la lente transformation par la vie de l’environnement en milieu. Pourquoi cette caractéristique du vivant est déniée dans l’enseignement que l’on donne à nos enfants? Ne prépare-t-on pas là déjà notre propre crise écologique en cachant la vérité biologique?

Pensons reproduction plus qu’évolution

Un sol est comme un homme.

Posez-vous la question : combien de temps a-t-il fallu pour créer l’homme? Si on parle en temps géologique, la réponse pourra être 2 millions d’années. Si l’on parle en temps coulant, pour former un homme adulte, la réponse pourra être 20 ans.

Il en va exactement de même pour le sol vivant. Comptons 20 ans pour qu’un sol et son milieu deviennent un ensemble adulte, se reproduisant sur lui-même, allant vers la biodiversité plus développée. Ce caractère vivant du sol montre son côté fragile – sa vie peut être réduite, bousculée, blessée, empoisonnée – mais aussi son côté robuste : il peut être reproduit, inséminé, multiplié, producteur. Mais pour imaginer ces compétences-là et les maitriser, le développeur de biodiversité doit comprendre le vivant du sol vivant! Cela ouvre beaucoup de nouveaux savoirs : quelle est l’écologie du cloporte et comment accélérer sa reproduction? Quelle est la vitesse de propagation des différents vers de terre? Quels sont les différents stades bactériens du sol? Qu’en est-il du front de gel ou de chaleur durant les saisons dures? Autant de questions abordées dans la formation « développer la biodiversité à travers les jardins ».

 

 

 

Sustainable development by Vertdéco – Design Studio

Sustainability – A job to be done

It takes 5 minutes to understand what sustainable development is. This expression is self-explanatory: it is a development that lasts over time. Let’s not even bother to say more about it, let’s just let it sink in.

Indeed, if this expression exists, if this expression is needed, that means, clearly, the current development is not sustainable. Alas! Our unsustainable development is a problem to be avoided while sustainable development is a job to be done.

Let’s do it!

Sustainable Development – The classical representation

The classical representation features 3 pillars of development: economic, social and environment. This classical representation is often schematized as follows:

 

Sustainable_development

  Source wikipedia, author Johann Dréo

 

The intersection of the three pillars ensures sustainable development. This is a pivot table with three inputs, which must be met to ensure the sustainability of the project. Unfortunately, these pillars must be further subdivided and this until a tangible meaning is obtained for the tested project. For example, the economic pillar divides first into salary and products & services, the social pillar into law and education, the ecological into non-living matters and living ones. And so on. It is quite a complex suite and is especially not intuitive.

A large number of people cannot understand the overall meaning of sustainable development and can’t use it intuitively.

Sustainable Development – The simplified representation for Vertdéco

At Vertdéco, we use, in parallel with this classic representation of sustainable development, another one – simpler and more intuitive. We use it to respond to our clients’ requests, to train our gardeners and to select our products & services. It reinforces « sustainable thinking » of our employees.

Here it is:

sustainable development

Source : Vertdeco BE, Licence CC 3.0 Licence Creative Commons

This representation, first, proposes to distinguish the environment, the physical matters that surrounds us (hence the word environment) from biodiversity, the living matters that creates and manages our milieu (of which, we are just a device). Sustainable development reduces the environment (and does not protect it) and develops biodiversity (and does not just preserve it) with its production, the milieu. It places biodiversity, (the main sustainability actor) and humans ( the decision-maker) at a more fair position. This representation invites mankind to think in two different ways, depending on whether it is dealing with the environment or with biodiversity.

Thus, sustainable thinking needs one « eye » for the physical environment and one « eye » for biodiversity. One is to invent the environment while the other is to invite biodiversity, one serves to reduce the other to develop, one have no theoretical limit, the other one can’t cross an integrity.

This model can be divided further down to the same precision (the same complexity) as the previous model for those who wish to do so. This will be the subject of some future posts. I hope you the first caught your interest. Please feel free to comment.

To conclude, here’s an exercise to familiarise yourself with this vision:

exercise log

Source : Vertdeco BE, Licence CC 3.0 Licence Creative Commons

Le développement durable, vu par Vertdéco – Bureau d’études

Le développement durable – Un travail à effectuer

Il faut 5 minutes pour comprendre ce qu’est le développement durable.L’expression s’explique par elle-même : c’est un développement qui dure dans le temps. Il ne faut pas en dire plus, il faut juste en prendre conscience.

En effet, si cette expression existe, si on en a besoin,  c’est que le développement actuel n’est pas durable. Hélas.

Mais ici, on s’écarte du sujet. On n’a pas à parler du développement non durable. Disons juste qu’il est un problème à éviter tandis que le développement durable, lui, est un travail à effectuer.

Effectuons-le !

Le développement durable – Sa représentation classique

Pour effectuer ce travail, on peut s’aider de sa représentation classique. Elle propose 3 piliers de développement à consolider: celui économique, celui social, celui écologique. Cette représentation classique est souvent schématisée ainsi :

Rep classique dev dur - copie

(source wikipedia,  auteur: Vigneron)

Ces trois piliers soutiennent le développement durable, et vice versa. C’est donc un tableau croisé à trois entrées, qu’il faut remplir pour s’assurer de la durabilité du projet testé. Malheureusement, ces piliers à croiser doivent être encore subdivisés, et cela jusqu’à ce que soit trouvé leur sens « terrain ». Par exemple, le pilier économique se diviserait d’abord en salaire et produits & services, le pilier social en droit et éducation, celui écologique en matière non vivante et matière vivante. Et ainsi de suite.Tout cela est assez complexe et trop peu intuitif.

Le plus grand nombre d’entre nous ne peut ainsi saisir le développement durable dans son ensemble ni l’utiliser intuitivement.

Le développement durable – La représentation simplifiée pour Vertdéco

Chez Vertdéco, nous utilisons, en parallèle à cette représentation classique du développement durable, une autre représentation plus simplifiée et plus intuitive.  Nous l’utilisons pour solutionner les demandes arrivant en bureau d’études, pour former nos jardiniers ou pour sélectionner nos produits & services. Elle vient renforcer « la pensée durable » de nos collaborateurs.

La voici :

Développement durable - double paradigme

Source : Vertdeco BE, Licence CC 3.0 Licence Creative Commons

Cette représentation-là propose de savoir distinguer l’environnement, la matière physique qui nous environne (d’où le mot environnement), de la biodiversité, la matière vivante qui crée et gère notre milieu (dont on est un périphérique). Avec cette représentation, le développement durable consiste à réduire l’environnement (et non pas à le protéger) pour développer au mieux la biodiversité et son bien, le milieu (et pas seulement à les conserver). Il replace la biodiversité, l’acteur premier de la durabilité et l’homme, l’acteur-preneur de décision, à une place plus juste. Cette représentation invite l’homme à penser de deux façons différentes, selon qu’il traite avec l’environnement ou avec la biodiversité.

Ainsi, pour « voir et concevoir durable », il lui faut un « oeil » pour l’environnement physique et un « oeil » pour la biodiversité, le vivant. L’un sert à inventer quand l’autre sert à inviter; l’un réduit, l’autre développe; l’un est sans limite théorique, l’autre avec une intégrité à respecter.

Ce modèle se subdivise aussi pour retrouver la même précision (la même complexité) que le modèle précédent pour ceux qui le souhaitent. Cela fera l’objet de certains prochains posts. J’espère déjà vous avoir intéressés par ce premier. N’hésitez pas à le commenter.

Voici pour conclure un exercice tiré de cette vision afin de la pratiquer et de commencer à s’en familiariser:

Bûche de bois - imp

Source : Vertdeco BE, Licence CC 3.0 Licence Creative Commons

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